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La Villa Bergeret à Nancy

L'imprimeur Albert Bergeret, connu pour la production de cartes postales illustrées, a commandé la réalisation à l'architecte Lucien Weissemburger de sa demeure familiale à proximité de son imprimerie aujourd'hui disparue. 

Les plus grands artistes de l'Ecole de Nancy y ont collaboré pour donner forme à un exemple très abouti de l'architecture Ecole de Nancy : Louis Majorelle pour les ferronneries, Eugène Vallin pour les menuiseries, Jacques Gruber et Joseph Janin pour les vitraux, Victor Prouvé pour l'immense toile peinte au plafond du hall, répondant au concept d'art total.


La visite intérieure n'ayant pas été possible malgré nos demandes, c'est grâce à quelques clichés glanés que nous pourrons rêver à cette beauté cachée ...


La salle à manger avec des meubles d'Eugène Vallin


Porte d’accès à la terrasse et à l’imprimerie, vitrail au motif de viornes par Jacques Gruber



Vitrail de Joseph Janin


Le vitrail " Les roses et les mouettes" de Jacques Gruber



Détail du vitrail du jardin d'hiver avec des fleurs de datura et des arceaux simulant une tonnelle, réalisé en verre américain



Mirabilis dites Belles de nuit



Rampe d’escalier en fer forgé de Louis Majorelle à décor de monnaie du pape avec des motifs en laiton. Modèle créé par Jean Keppel en 1903.



Dans le Hall, une mosaïque avec des motifs géométriques et des feuilles de monnaie du pape.


Buffet d'Eugène Vallin


Table de la salle à manger d'Eugène Vallin



La Cité Radieuse à Briey-en-Forêt

 


La Cité Radieuse de Briey-en Forêt

 

Commandée par l'Office public d'HLM de l'arrondissement de Briey, l'Unité d'Habitation a été construite entre 1959 et 1961.

Peu de temps après sa construction, elle a traversé de graves difficultés.

Dès 1966, la Cité Radieuse va être confrontée au départ des familles américaines (basées à Etain dans le cadre de l'O.T.A.N.), puis à la crise de la sidérurgie. A ceci s'ajouteront les problèmes financiers de gestion de l'immeuble, ce qui entrainera sa désaffection progressive, sa fermeture en 1983 et pour finir, un projet de démolition.

Sauvée à la fin des années 80 grâce aux efforts de la municipalité de Briey et de l'Etat, elle est aujourd'hui entièrement habitée sous la forme d'une copropriété.

Une particularité, depuis la réhabilitation, côté pignon nord, sur une hauteur de deux rues, se trouve l'Ecole d'infirmières. Installée en 1987, elle a, elle aussi, contribué au sauvetage du bâtiment.

Le réaménagement des abords de la Cité Radieuse en 1999, conçu par l'architecte suisse Bruno Reichlin et l'agence VW Architectes à la demande de la ville de Briey, de même que la réfection des façades (2007-2009), témoignent de ce souci de protection et de valorisation de cet élément phare du patrimoine architectural régional.

 

La Première Rue

 

L'association La Première Rue est née en 1989 du parrainage international d'une trentaine d'architectes et d'artistes qui ont voulu contribuer à la protection et à la valorisation de cette œuvre majeure du patrimoine architectural moderne.

L'association s'est fixé un double objectif : d'une part contribuer par des expositions, salons, conférences et visites guidées des lieux, au rayonnement de l'architecture moderne, et d'autre part, permettre aux scolaires, étudiants, architectes, chercheurs et au grand public, de s'immerger dans l'œuvre de Le Corbusier, d'approfondir leurs études et d'enrichir leurs connaissances. Pour ce faire, l'association dispose au premier étage de plusieurs appartements en « duplex » imbriqués de manière caractéristique autour d'un long couloir

(inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques), que Le Corbusier assimilait à une « rue » d'où le nom adopté par l'association.

Chaque année, La Première Rue organise dans sa Galerie Blanche, plusieurs expositions temporaires consacrées aux tendances de l'architecture contemporaine et arts plastiques.

 

L'Association des habitants

 

L'Association des habitants de Briey organise de nombreuses activités notamment pour les plus jeunes.

Vivian, son président, aidé d'une poignée de bénévoles n'est jamais à court d'idée pour offrir aux petits Corbuséens des nouveautés toutes plus créatives et technologiques les unes que les autres. Celles-ci se déroulent soit en extérieur (safari Pokémon, Skate) soit en intérieur dans la salle d'activité mise à disposition par la copropriété.

De grands évènements ponctuent l'année : la « nuit des loups garous » (une centaine de participants), la Saint Nicolas, ou Halloween.

Chaque dernier dimanche du mois est programmé un « je donne à la Cité Radieuse » : chacun dépose devant sa porte ce dont il n'a plus besoin et qui pourrait servir à d'autres.

Comme dans la plupart des Unités d'habitation, la crise sanitaire a suspendu certaines activités : Fête des voisins, Broc en béton (une brocante devant la Cité).


Carte d'identité


Quelques dates et chiffres

Inauguration du chantier : 4 mars 1959

Premiers habitants : Janvier 1961

Longueur : 110 mètres

Largeur : 20 mètres

Hauteur : 56 mètres

A l'origine, 339 appartements (période HLM) 

aujourd'hui 240 appartements du studio au type F6

6 rues et 17 niveaux

Spécificité : aucun accès au toit terrasse


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Dans le bus

 




Le superbe salon à l'arrière







Merci à tous pour ce superbe déplacement sur de bons rails !


Le Grand Hôtel de la Reine place Stanislas

Le Grand Hôtel de la Reine est installé dans l'ancien Pavillon Alliot construit entre 1752 et 1755 par l'architecte Emmanuel Héré (1705-1763) et le ferronnier Jean Lamour (1698-1771)


Le Pavillon Alliot, destiné à l'intendant de la maison du roi, fut en grande partie construit aux frais de Stanislas. Vendu pour devenir l'Hôtel du Gouvernement (1763), puis l'Intendance (1766), il accueille en 1770, Marie-Antoinette lorsqu'elle passa à Nancy avant de rejoindre son fiancé, le futur Louis XVI. À la Révolution, il devint le siège de l'administration départementale, puis fut racheté pour être transformé en hôtel. 



Le bâtiment fut à cet effet profondément remanié en 1908-1909. L'hôtel Alliot fut érigé selon le modèle dessiné par Boffrand pour l'hôtel de Craon et décliné par Emmanuel Héré avec bonheur tout autour de la place. Plus simple que la façade de l'Hôtel de ville, le pavillon Alliot présente des garde-corps frappés du double monogramme "L" en l'honneur de Louis XV, œuvres de Jean Lamour. Il offre une certaine sobriété par comparaison aux fastueux balcons de la façade principale de l'Hôtel de ville.



La salle des petits déjeuners





Le grand escalier



Le bar du Grand Hôtel de la Reine


La salle du bar du Grand Hôtel de la Reine


Le Grand Hôtel de la Reine et sa terrasse très fréquentée

Juste à côté se trouve l'Opéra de Nancy qui occupe l'ancien Pavillon des Fermes construit de 1753 à 1755


Son architecte Emmanuel Héré (1705-1763) est le même que celui du Grand Hôtel de la Reine, il fut remanié  par Joseph Hornecker (1873-1942). Le ferronnier Jean Lamour (1698-1774) est celui du Grand Hôtel de la Reine 


Le terrain, situé entre la rue Sainte-Catherine et la fontaine d'Amphitrite, fut donné au fermier général Jean-François de la Borde, par Stanislas en 1753. La façade, reprenant le même vocabulaire architectural que les autres pavillons encadrant la place, fut payée par le roi de Pologne. Sous la Révolution, l'édifice abrita un hôtel " Au brochet bleu " puis, en 1805, l'évêché de Nancy. 



L'ancien Pavillon des Fermes devenu l'Opéra de Nancy vu depuis une chambre du Grand Hôtel de la Reine

En 1906, il devint propriété de la ville qui souhaitait le transformer en théâtre, destiné à remplacer l'ancienne Comédie détruite par un incendie et située jusque-là derrière le collège de Médecine (actuel musée des Beaux-Arts). A l'issue d'un concours, l'architecte nancéien Joseph Hornecker fut chargé de la construction du nouveau théâtre avec l'obligation de conserver la façade d'origine ; l'intérieur n'a aujourd'hui plus rien des dispositions du XVIII° siècle. L'hôtel des Fermes avait été érigé selon le modèle dessiné par Boffrand pour l'hôtel de Craon et décliné par Emmanuel Héré avec bonheur tout autour de la place.


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Autour de l'Avenue Foch à Nancy

L'avenue Foch

Des décors végétaux au fronton de cette habitation à l'angle de l'avenue Foch et de la rue de Laxou.

 

Ces 2 constructions juxtaposées, situées avenue Foch, sont de l'architecte Emile André.

Celle de droite est datée de 1904

Celle de gauche est antérieure de 2 années

Arrêt devant la pharmacie à l'angle des rues Jeanne d'Arc et de la Commanderie.

La boîte à ordonnances avec la sonnette de nuit ornée de décors floraux, il s'agit de fleurs de pavots.

Sur le côté de la pharmacie la porte d'accès aux étages possède un imposte avec un vitrail également orné de fleurs de pavots, du à Jacques Gruber.

La rue de la Commanderie

L’Immeuble Biet réalisé entre 1901 et 1905 au n° 22 de la rue de la Commanderie est une collaboration entre l’architecte Georges Biet et le menuisier Eugène Vallin. Les vitraux sont de Jacques Gruber.



Ce bâtiment se développe sur quatre niveaux occupés par des bureaux et un appartement. Les matériaux de construction se composent pour la première fois de béton armé au rez-de-chaussée, poutres en acier, d’acier riveté et de fer forgé. L’ensemble propose une unité plastique bien que la conception de l’immeuble mélange formes gothiques et modernes pour les balustrades et les encadrements de fenêtres. 




Le portillon inclus dans la clôture présente plusieurs caractères originaux : dissymétrie, dynamique des éléments végétaux stylisés, tôle découpée pour réaliser les feuilles, acier riveté fer forgé pour réaliser la fleur de l’ombelle.



 

Bombardé le 11 octobre 1917 à 21h, l'Immeuble Biet a été reconstruit en y ajoutant une partie métallique vers 1927, avec fleurs découpées, de Jean Prouvé.



Sous le porche on retrouve les éléments francs maçonniques de l'architecte avec le triangle, l'équerre et le compas.


Nous terminons ce circuit qui nous amène au restaurant Excelsior en passant devant l'immeuble de l'Est Républicain.